Ethiopie : Le gouvernement éthiopien craint sérieusement une déclaration de sécession de la région d’Oromia.

oromia region - ethiopieLe Premier ministre éthiopien, Hailemariam Desalegn, a déclaré à la télévision d’Etat que « des forces destructrices» dans Oromia, soutenus par l’Érythrée voisine,  » sont en mission pour renverser le système et changer le gouvernement, » a rapporté la BBC mercredi. «Le gouvernement a réalisé qu’il est nécessaire de prendre une action décisive sur la base de la loi », a déclaré Desalegn. l’Érythrée a été en guerre avec l’Éthiopie voisine entre 1998 et 2000, hostilité qui a entraîné la mort d’environ 100.000 personnes, avec des modifications de frontières mineures.

Les Oromo sont l’ethnie majoritaire en Éthiopie, ce qui représente environ 20 à 25 millions de la population totale du pays estimée à 74 millions au dernier recensement de 2007. Les Oromo sont en contestation contre le  parti au pouvoir, Front démocratique révolutionnaire du peuple éthiopien (EPRDF).  En octobre 2014, un rapport d’Amnesty international a déclaré qu’au moins 5.000 Oromo civils ont été arrêtés entre 2011 et 2014 sur la base de leur opposition présumée au gouvernement.

La région Oromia est également le foyer du Front oromo de libération (OLF), un mouvement sécessionniste qui a mené une lutte d’indépendance depuis 1973. Le gouvernement éthiopien a déclaré que le groupe OLF et l’opposition Ginbot 7 sont classés parmi les organisations terroristes dans la Corne de l’Afrique. Il les accuse de manipuler les protestations contre l’expansion de la capitale à leurs propres fins.

Le rapport de HRW affirme que la majorité des manifestations en Oromia ont été pacifiques et que les manifestants ont été réprimé violemment  par les forces de sécurité éthiopiennes. Dans un communiqué envoyé à Newsweek, l’ambassade a déclaré que deux groupes de personnes ont été impliquées dans les manifestations: des manifestants pacifiques avec « des demandes légitimes » et les forces violentes qui utilisent ces exigences « comme un moyen pour attiser des confrontations violentes » visant à créer le désordre. « Le rapport de HRW ignore délibérément la violence créée par ces manifestants agressifs, mais la preuve démontre le contraire», dit la déclaration.

L’ambassade dit que le gouvernement éthiopien a mené « de vastes consultations publiques » dans l’Oromia et a, par conséquent, abandonné les plans d’expansion d’Addis-Abeba et a établi une enquête pour identifier les responsables de ces meurtres et la destruction de biens qui ont eu lieu. Newsweek a contacté HRW pour avoir leur réponse suite cette déclaration de l’ambassade mais n’a pas reçu une réponse immédiate pour l’instant.

HASSAN C.


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