Djibouti: En Hommage à la famille de Barkat Daoud et à tous les AFARS victimes de Guelleh

Houssein Ibrahim Houmed dit housseinphiloEn Hommage à la famille de Barkat Daoud et à tous les AFARS victimes de Guelleh
En Hommage à toutes les victimes de la dictature Djiboutienne

Comment oublier la mort violente de Monsieur Abdoulkader Daoud Barkat connu sous le nom de « HARBI » le guerrier, le bagarreur, le courageux mort sous la torture de la police politique et de la Gendarmerie à Djibouti ? Comment oublier la complicité du Procureur de la République, Mohamed Ali AFKADA qui ne lui a apporté ni aide ni assistance alors qu’il subissait toutes les séances de torture de la part de ses bourreaux tels Omar Djama, le frère de Abdillahi Djama pourtant marié avec une Afar, sans oublier le rôle crucial du gendarme Wagdi Djama devenu Colonel et de Monsieur Ali ADEN devenu commandant de la Gendarmerie aujourd’hui? Comment oublier ces cris d’un défenseur de la liberté depuis les locaux de la tristement célèbre VILLA Christophe, cris qui resonnent encore et toujours au plus profond de nos oreilles?

Monsieur Abdoulkader Daoud était un homme vaillant, courageux et clairvoyant qui refusera de rejoindre la gendarmerie djiboutienne parce qu’il sentait ce qui se tramait, parce qu’il savait la pourriture naissante, parce qu’il ne voulait tout simplement cautionner le délire d’un Etat tribal et clanique. Cet ancien gendarme français faisait partie des personnalités les plus appréciées en tant que métropolitain. Il préféra partir à la retraite que de servir un régime tribaliste, liberticide et génocidaire d’un certain Président Gouled et de son neveu Ismaël Omar Guelleh.

3 décennies nous séparent de sa mort, le régime a pensé nécessaire de recruter sa nièce en la personne de Hasna Barkat Daoud comme Ministre hélas sans portefeuille, histoire de faire oublier cette mort !Mais comment gommer tout cela ? Comment peut-on rester insensible face à cette monstruosité ? Le défunt Barkat Daoud n’a jamais pardonné la mort violente et cruelle de son frère par le régime de Guelleh qu’il a toujours combattu, au vu et au su de tout le monde. Dommage que Hasna ait pris le trajet inverse!

Comment oublier également la responsabilité avérée de Mohamed Ali Afkada, un Procureur criminel, un procureur complice des crimes contre l’humanité à l’encontre de la population djiboutienne, AFAR particulièrement, qui subissait les affres de la torture, du génocide ? Comment oublier son silence assourdissant face aux indicibles souffrances de Monsieur Abdoulkader Daoud Barkat qu’on FRAPPAIT jour et nuit, avec un gros bâton jusqu’à mourir d’une hémorragie interne, lors du dernier coup fatal qui lui sera porté sur la nuque.

Le pseudo-procureur AFKADA ne lèvera pas son petit doigt. Parce qu’un différend l’opposait alors à Barkat Daoud, parce que c’était l’occasion pour lui de régler définitivement son compte avec Barkat Daoud qu’il n’a jamais apprécié, qui lui faisait de l’ombre parce qu’il lui disait la vérité, parce qu’il disait la vérité à tout le monde et parce qu’il tenait la tête à la voyoucratie. L’histoire retiendra que AFKADA fut un procureur complice de ces crimes!

Abdoulkader Daoud Barkat était un homme doux qui ne faisait du mal à personne. Il a été tué parce qu’il avait osé manifester à Tadjourah pour réclamer la liberté et la dignité à son peuple, aux côtés d’un autre homme, d’un grand courageux, de Monsieur LAKISSO tout simplement.
Le peuple de Tadjourah était maltraité par le commissaire Osman Robleh DAACHE. Abdoulkader Daoud Barkat est mort parce qu’il a osé hausser le ton au commissaire DAACHE refusant l’invective et la terreur!

La suite sera tragique : avec la complicité bienveillante du commissaire DAACHE, Ismaël Omar dépêchera la police et la gendarmerie qui vont quadriller la ville blanche et tirer à bouts portant sur la population civile. Plusieurs morts et un blessé Mohamed Hamadou, un jeune collégien.

LAKISSO et ABDOULKADER DAOUD BARKAT seront deportés par hélicoptère vers Djibouti ou les tortionnaires l’attendent de pieds fermes. ABDOULKADER DAOUD BARKAT succombera à ses blessures.

Ismael Omar Guelleh, ce dossier t’attend aussi auprès de la Cour Pénale Internationale, je n’ai pas oublié, nous n’avons pas oublié la mort sous torture du défunt ABDOULKADER DAOUD BARKAT. Tu nous diras comment cela a été possible, comment cela a pu se réaliser, comment cela a pu se produire tout simplement…Et pourtant cela s’est produit.

Houssein IBRAHIM HOUMED

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