Éthiopie : Les affrontements reprennent entre Les Forces de défenses nationales éthiopiennes et le Front de Libération Oromo.

Éthiopie : Les affrontements reprennent entre Les Forces de défenses nationales éthiopiennes et le Front de Libération Oromo.

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Des hommes armés qui se sont identifiés comme membres de l’OLF ont cambriolé deux banques le samedi 12 janvier 2019 : la banque commerciale d’Éthiopie, la banque coopérative d’Oromia, à Kelam ou Qellem Wellega, dans la région de l’ouest d’Oromia. Le montant exact dérobé n’a pas été précisé, mais en l’estime à des millions de Birr, la devise éthiopienne. Une douzaine d’employés de banque, dont deux directeurs de banque, avaient été pris en otage pendant le cambriolage.

Le gouvernement d’Abiy Ahmed qui pense que l’OLF veut se constituer une économie de guerre par les cambriolages des banques répétés dans la région oromo depuis le début de l’année 2019 a envoyé les forces de défense éthiopienne qui bombardent le dimanche 13 janvier 2019 l’ouest d’Oromia.

Les Forces de défense nationale éthiopienne (ENDF) ont lancé des frappes aériennes à Kelam ou Qellem Wellega et ses environs, dans l’ouest de la région Oromo.

Les cibles de l’armée sont les camps d’entraînement militaires gérés le groupe armé du Front de libération d’Oromo. Les frappes aériennes ont commencé le matin d’hier ; on ne sait pas combien de temps l’armée mènera l’opération.

Le général Berhanu Jula, le chef d’état-major des Forces de défense, accuse le Front de libération Oromo — OLF — d’avoir causé de graves dommages à l’ouest de la région Oromo ces derniers mois, mais que les choses revenaient à la normale après l’intervention des forces fédérales.

De leur côté, l’OLF a accusé l’armée fédérale de mener des opérations armées illégales dans les zones où ses forces étaient actives. La rébellion rajoute avoir abattu le dimanche 13 janvier 2019 une hélicoptère de l’armée de l’air éthiopienne dans le wellega de l’ouest.

Dirigée par monsieur Dawud Ibsa, l’OLF est l’un des groupes armés qui ont conclu avec le gouvernement d’Abiy Ahmed un accord de paix. Dans l’accord en question, les groupes rebelles doivent rentrer chez eux et se tourner vers des luttes pacifiques.

Cependant, entre l’OLF et le gouvernement éthiopien, les choses se sont gâtées, les deux camps continuent de s’accuser mutuellement de violer un accord de paix, qui n’a toujours pas été révélé au public.

Hassan Cher


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Authored by: Hassan Cher Hared

Hassan Cher Hared