Djibouti : La dernière nouvelle des deux vieux sages Yonis-Moussa séquestrés et l’échec de la première rencontre forcée avec Guelleh.

Djibouti : La dernière nouvelle des deux vieux sages Yonis-Moussa séquestrés et l’échec de la première rencontre forcée avec Guelleh.

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Nous avons tous que deux vieux sages du clan Yonis-Moussa avaient été enlevés dans leurs maisons le vendredi 4 janvier 2019 entre 20 h et 22 h heure de Djibouti, par des miliciens Bah-Fourlaba/Mamasan cagoulés et agissant sur ordre d’Ismaël Omar Guelleh.

Trois sources proches de la garde républicaine dirigée par le colonel Mohamed Djama Doualeh, un cousin de Guelleh, nous ont soufflé la dernière nouvelle des deux sages Yonis-Moussa enlevés le vendredi par des miliciens.

Ces sources ont laissé entendre que les deux vieux Yonis-Moussa ont été présentés à Ismaël Omar Guelleh hier après-midi. Guelleh leur a demandé de discuter avec eux pour régler le massacre de Buldhuqo du 21 décembre 2015.

Les deux vieux ont fait savoir qu’un crime ne se résolvait pas dans un jeu de cache-cache et pour que l’affaire soit résolue dans la concertation et pour de bon, il serait raisonnable de respecter les procédures et règles du Xeer-Isse.

Cette première rencontre forcée a fini dans l’échec.

Pour comprendre l’avis du clan Mamasan sur le massacre de Buldhuqo et la possibilité d’éviter une guerre civile, nous avons discuté avec un sage du sous clan Arabweyn/Mamasan, le sous clan ainé du clan Mamasan, résident à Ali-Sabieh.

Ce denier nous a clairement fait savoir qu’ils étaient depuis longtemps disposés à débuter des discussions avec le Yonis-Moussa pour résoudre l’affaire dans le principe du Xeer-Isse, mais que c’est le sous-clan d’Ismaël Omar Guelleh, le Bah-Fourlaba/Mamasan, qui s’opposait catégoriquement au payement du prix du sang qui est le premier d’une pacification des relations tendues entre les deux clans Issa.

Cette affaire nous confirme la face sectaire d’Ismaël Omar Guelleh. En faisant usage de l’omnipotence de l’état, Guelleh fait tout pour servir les intérêts de son clan ou sous-clan, le Bah-Fourlaba/Mamasan.

Peut-on se prétendre président d’une république et défendre ou négocier pour son sous-clan ?

À suivre…

Hassan Cher


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Authored by: Hassan Cher Hared

Hassan Cher Hared