Djibouti : Le nom du régime de Guelleh impliqué dans un navire transportant des explosifs arrêté en Grèce.

Un cargo turc battant pavillon tanzanien, chargé de 29 containers d’explosifs et d’autres matériaux pouvant servir à la construction de bombes utilisées lors d’attentats terroristes, a été saisi lors d’un voyage en Libye, a indiqué mercredi l’agence de presse Athènes-Macédoine (AMNA).

« Le navire avait été une bombe en mouvement qui aurait pu avoir des répercussions imprévisibles sur les gens et la marine », a déclaré la Garde côtière grecque à l’AMNA.

Une brigade d’opérations spéciales a saisi le navire et a arrêté l’équipage du cargo composé de huit personnes, qui comprenait deux ressortissants ukrainiens, cinq ressortissants indiens et un albanais, dans les eaux Grecques au large d’Agios Nikolaos, en Crète, le lundi 8 janvier 2018.

Le capitaine de l’équipage a admis après interrogatoire que le propriétaire du navire lui avait ordonné, à la dernière minute, de naviguer vers le port libyen de Misrata et non vers Djibouti, la destination indiquée dans l’itinéraire du navire.

Selon le connaissement du navire, la cargaison avait été chargée dans les ports turcs de Mersin et d’Iskenderun et était destinée à Djibouti et à Oman. Aucune carte d’expédition n’a été trouvée dans le journal de bord du navire pour les zones de Djibouti et d’Oman, a indiqué le garde-côte.

La cargaison a été confisquée et le cargo a été transporté au port d’Herakleio, tandis que l’équipage de huit personnes comprenant deux Ukrainiens, cinq Indiens et un Albanais a été présenté devant un procureur le jeudi 12 janvier 2018.

Selon l’enquête en cours, « Andromeda » a également approché les ports de Chypre récemment.

Lorsqu’on lui a demandé pourquoi le cargo avait navigué de port en port au cours des deux derniers mois chargés de 410 tonnes d’explosifs, le directeur de la compagnie maritime propriétaire du bateau, Theodoros Rellos, a affirmé : « le navire avait été affrété par deux compagnies turques propriétaires de la marchandise, mais en défaut de paiement du  péage du canal de Suez, nous n’avons pas pu se rendre à la destination principale qui est Djibouti. Donc, n raison de la nature de la cargaison nous étions obligés d’aller d’un ancrage à un autre. »

Concernant les déclarations du capitaine d’Andromeda selon lesquelles on lui avait demandé de transporter la cargaison en Libye, Theodoros Rellos a déclaré que cela faisait partie d’un effort pour trouver un lieu de stockage temporaire fiable pour la cargaison et la seule possibilité qui nous a été offerte fut le port de Misrata, en Libye.

Interrogé sur les 102 problèmes de sécurité liés à la navigabilité du navire cités par les inspecteurs de la Garde côtière grecque, M. Rellos a indiqué que le navire construit en 1979 effectuait son dernier voyage avant d’être démantelé en Turquie.

Du côté libyen.

Le Commandant en chef de l’armée nationale libyenne, le maréchal Khalifa Haftar, a affirmé le jeudi 11 janvier 2018 que les premiers éléments de l’enquête réalisés à Misrata, en Libye, confirment que ce dernier port servait seulement de lieu de stockage temporaire mais que la destination finale serai Djibouti et Oman.

Du côté djiboutien.

Le navire enregistré auprès de l’organisation maritime internationale sous le code « IMO: 7614666» n’est pas inconnu dans les ports djiboutiens. D’après des sources djiboutiens du secteur maritime, le navire avait officiellement annoncé quitter le port Isdemir, en Turquie, le vendredi 24 novembre 2017 03h 35 minutes heure GMT et était attendu à Djibouti le mercredi 20 décembre 2017 à 03h du matin GMT. Pendant un mois le navire avait tourné en rond dans la partie Est de la Méditerranée dans le but de compliquer des mouvements.

Des membres du garde-côte djiboutiennes pensent que le chargement du cargo ANDROMEDIA IMO : 7614666 fait partie d’un large trafic d’arme à destination du Yémen et de la Somalie et impliquant des hauts responsables djiboutiens.

Si cette dernière information se confirmait, ça prouvera que le régime de Guelleh alimente Al-shabab en Somalie et les groupes terroristes au Yémen.

Hassan Cher


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