Éthiopie: Huit soldats tués dans un affrontement avec Le Mouvement populaire de libération de Benishangul près du grand barrage…

Huit soldats de l’armée nationale éthiopienne auraient été tués dans un combat avec des groupes de guérilla opérant dans l’Ouest de l’Éthiopie, dans la région Benishangul-Gumuz.

Un militant des droits de l’homme pour la région de Benishangul Gumuz en Éthiopie, Halid Nassir a confirmé à ESAT que le heurt a lieu entre les forces du gouvernement central d’Addis-Abeba Le Mouvement populaire de libération de Benishangul.

Nassir a déclaré 12 civils ont été arrêté suite à l’affrontement armée du jeudi 5 et vendredi 6 janvier 2017. Il a également dit que les forces de sécurité ont emmené les personnes arrêtées à Asosa. Nassir a ajouté que plus de 1000 personnes sont détenues sans raisons légales à Asosa, capitale de la région Benishangul-Gumuz.

Le Mouvement populaire de libération de Benishangul affirme de son côté qu’un total de 51 soldats éthiopien ont été tués dans des combats récents. Le chef du Mouvement Abdulahi Aladih a déclaré que des civils ont également été tués dans les récents combats, mais n’a pas donné le nombre

Le gouvernement éthiopien fait face à la résistance armée dans toutes les directions. Il y a eu des rapports de combats dans le Nord de l’Éthiopie où le gouvernement et les combattants des mouvements rebelles prétendent chacun de son côté avoir le dessus.

Le Mouvement populaire de libération de Benishangul, une rébellion qui fête 21 ans d’existence et de lutte a signé deux accords de paix avec le gouvernement éthiopien d’Addis-Abeba en 2005 et 2013 et les deux ont été rompus quelques mois plus tard à chaque fois.

Surtout en 2013 Addis-Abeba avait cru que l’accord allait être respecté parce que monsieur Hussein Ahmed, l’ex chef, avait tenu un discours alléchant pendant la signature dont cet extrait intéressant a été tiré : « Nous signons un accord de paix parce que nous avons cru qu’il était temps de réconciliation avec le gouvernement et le peuple éthiopien. Nous appelons les autres groupes rebelles à mettre fin à leur rébellion et à s’engager dans des processus de paix pour parvenir à la réconciliation nationale « .

Cette intensification dans la région du Nil bleu pas loin du grand barrage de renaissance éthiopien pourrait avoir des incidences négatives sur la finalisation et l’exploitation de ce projet si Addis-Abeba ne tente pas de résoudre les problèmes de la région Benishangul par le dialogue.

Le Mouvement populaire de libération de Benishangul ne manquera pas de son côté d’utiliser la sécurité de ce  projet comme moyen de pression à l’encontre du pouvoir central de l’Ethiopie.

Le Mouvement populaire de libération de Benishangul est membre de  l’Alliance des Peuples pour

Liberté et la Démocratie (PAFD). C’est une alliance qui regroupe une bonne partie de l’opposition éthiopienne :

Le Mouvement populaire de libération de Benishangul (BPLM),

Mouvement populaire de libération de Gambela (GPLM),

Front de libération nationale de l’Ogaden (ONLF),

Front de libération d’Oromo (OLF)

et le Front national de libération de Sidamo (SNLF)

Hassan Cher


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