Djibouti / Somalie: Pour économiser les dépenses militaires l’USA pourra fermer leur base de Djibouti

« Si la nouvelle administration du président élu Donald Trump veut économiser de l’argent dans les déploiements militaires outre-mer, le problème interminable et probablement insoluble de la Somalie est un bon point de départ » dit un spécialiste américain de la défense.

Depuis janvier 1991, la Somalie n’a pas eu de gouvernement crédible et élu par le peuple depuis 26 ans. La population somalienne est estimée à 11 millions d’habitants, le pays n’a pas de ressources intéressantes, pas de pétrole ni de minéraux exploités.

Néanmoins, le fait que la Somalie accueille un mouvement islamiste Al-Shabab, «la jeunesse» en langue somalienne, a servi de justificatif à l’armée américaine pour constituer sa seule base militaire majeure en Afrique à Djibouti, Sur la frontière nord de la Somalie. Djibouti, l’ancien Côte française de Somali, a une population de moins d’un million. La base américaine, Camp Lemonnier, tient des chasseurs-bombardiers et plusieurs milliers de soldats et joue un rôle important dans un programme régional de drones de guerre. Il est difficile à déterminer le coût de la présence militaire américaine à Djibouti parce que les dépenses de cette mission restent sous les brouillards dans le budget colossal du Pentagone.

Le problème de la Somalie a attiré l’attention américaine et mondiale considérable depuis 1992, quand le Président George H.W. Bush a décidé de mettre des troupes américaines là pour protéger ceux qui fournissent l’aide humanitaire à une population souffrante et d’autres somaliens, des minorités victimes. Presque toutes les forces ont été retirées par le président Bill Clinton en 1993 après que les Somaliens ont tué environ 18 Américains à Mogadiscio, un épisode retracé dans le livre et le film « Black Hawk Down ».

Depuis lors, une coûteuse coalition de troupes des Nations Unies et de l’Union africaine s’est efforcée de mettre sur pied un gouvernement somalien crédible, mais en vain. Le dernier échec en date a été souligné dans un rapport des Nations Unies publié le 27 décembre 2016, qui décrivait le désordre le plus récent que les anciens et autres dirigeants somaliens avaient fait pour choisir un parlement qui élirait en principe un président plus tard ce mois-ci. Parmi les autres mesures visant à abuser de la démocratie, le soi-disant Forum national du leadership a porté le nombre de membres de la chambre haute de la nouvelle législature de 54 à 75, totalement en dehors de la constitution somalienne, pour fournir plus de postes  aux cousins et cousines qui bénéficieront des financements internationalement dans lesquels seront ponctionnés les salaires des législateurs.

« Il n’y a tout simplement aucune raison pour que 26 ans d’insécurité fondée sur la corruption en Somalie continue à servir de justificatif pour une base américaine coûteuse l’Est de l’Afrique à moins que l’installation des bases militaires chinoises à Djibouti ne représentent une donnée pour la sécurité américaine. Il est clair que le temps est venu pour que la nouvelle administration analyse l’importance stratégique et sécuritaire du Camp Lemonnier dans le moyen et long terme » a rajouté le spécialiste.

Hassan Cher


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