Djibouti : Le crime horrible de quartier 7 et la part de responsabilité du régime de Guelleh

Une famille Djiboutienne de 5 personnes ont été tué par leurs fils âgé de 21 ans, étudiant de l’Université de Djibouti. Le massacre qui  a lieu au quartier7, un quartier situé dans la commune de Boulaos de la capitale, implique le tueur (Abdi Mohamed Houssein), et les victimes qui sont les deux parents (Madame Kadra et le père Mohamed Houssein), trois sœurs tué sur le coup aussi (Asma, Mouna et Oumalkhair) et la sœur rescapé de 15 ans hospitalisée actuellement.

Le jeune tueur âgé de 21 ans prépare une Licence à l’Université de Djibouti. Il ne buvait pas et ne se droguait pas. L’individu avait prémédité ce scénario macabre et a passé à l’action entre 00H à 3H du matin heure de Djibouti. Trois couteaux ensanglantés ont été retrouvé sur la scène du crime. Il a passé aux aveux et a reconnu ce crime mais la raison de cet acte horrible et ignoble semble découler des problèmes psychiques ou mentaux que le jeune tueur avait ces trois derniers mois.

D’après les étudiants de l’université de Djibouti particulièrement la filière 3ème année de licence en sciences de la Matière, des mathématiques, de l’Informatique affirment que le jeune coupable était parmi les 5 premiers de la classe. Il était très fort en mathématique, il était très prudent et attentif. Il avait suffisamment l’aspect du scientifique solitaire et timide. Les professeurs de l’université restent toujours surpris de cet acte odieux et horrible commis par un de leurs étudiants et en outre l’un de plus sérieux de la classe.

D’après ses proches cousins vivant à Hargeisa et Gabilay, en Somaliland, le jeune tueur avait commencé à avoir des hallucinations et parlait des personnes imaginaires qui voulaient détruire sa vie et celle de sa famille vers le mois d’Aout 2016. Les parents du jeune Abdi ont compris que leur fils commençait à avoir des problèmes psychiques sérieux mais la seule revenue de la famille provient de l’activité du père qui est taximan. Vu la cherté de la vie à Djibouti le gain du père arrive difficilement à couvrir les besoins élémentaires de la famille.

Comme le service public dans les domaines de la santé a disparu et les soins sont devenus un luxe, deux sutures sur une petite plaie coûtent 30 dollars us, depuis l’arrivé au pouvoir d’Ismaël Omar Guelleh, le père du jeune tueur n’a pas amené son fils pour consultation à l’hôpital parce qu’il ne pouvait payer les honoraires du médecin ou psychologue. Donc, le père a eu recours à la médecine traditionnelle et faisait suivre son fils des traitements prescrit auprès d’un guérisseur local utilisant le Saint Coran et des mixtures à base des herbes médicinales pour soigner les malades.

Dans ce genre de situation, à Djibouti, le soutien ou secours clanique  joue un rôle très important. Mais, malheureusement le nombre très limité de l’ethnie du jeune tueur, soit moins de 10 familles à Djibouti, a réduit leur concours. L’ethnie Akishe dont est usé le jeune tueur est membre de la confédération somalienne connu sous la dénomination Dir, plus particulièrement à la fédération Madahweyne (Haytam) comme les Gourgoureh mieux connu par les djiboutiens. Les Akishes qui sont en majoritairement des commerçants sont localisés dans les régions de Jigjiga et Dhegahbour en Ethiopie et à Gabilay et Hargeisa en Somaliland.

Plus surprenant encore, le procureur de la république confirme le 3 janvier 2016 que le jeune tueur suivait des traitements traditionnelles pour des problèmes psychiques mais ne se gêne pas de l’inculper et de le mettre à la prison civile de Gabode sous mandat de dépôt le 5 janvier 2016 au lieu de l’envoyer dans un centre psychiatrique.

De l’autre côté, la seule rescapée de la tuerie du quartier 7, une jeune fille de 15, la sœur du jeune tueur aliéné, hospitalisée suite aux coups de couteaux reçus, aura sur le dos une facture de l’hôpital Peltier. Des connaissances travaillant dans l’administration nous ont appris qu’ils n’ont reçus aucune à l’égard de la jeune rescapée et qu’ils sont entrain de préparer la note salée des honoraires de l’hôpital. Comme pourrait-elle payer la facture cette mineure rescapée devenue l’unique survivant libre d’une famille djiboutienne.

Prions ensemble pour cette famille qui a succombé à cette tragédie abominable et inhumaine pour qu’Allah l’accueil dans son paradis éternel inalillah wa ina illeyhin rajicuun. Et faisant aussi les invocations pour que la fille mineure rescapée de la tragédie trouve les soutiens nécessaires et que le tueur puisse retrouver ses esprits.

Hassan Cher


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