Djibouti : affaire Soumeya Abdourahman Djama, affaire DREYFUS

Soumeya Abdourahman Djama_ née 2009 - Death massacre of December 21, 2015Le procureur de la république sera-t-il un jour poursuivi pour abus de confiance sur personne vulnérable ?

Dans un État de droit, c’est ce qui serait réellement intervenu. En France, pour ne parler que de ce pays dont notre premier magistrat est en odeur sainteté permanente, la vulnérabilité de Mme Bettencourt a plus fait de cadavres dans les tiroirs juridico-politiques que sa richesse convoitée n’en a ressuscités au 16éme arrondissement ! Comparaison n’étant pas raison, moins dans le statut social que dans le délit incriminé, la famille de SOUMEYA, elle, habitait au lieudit BULDHUQO. Rendue tristement célèbre non par l’AURORE ni par l’USN et encore moins par nous autres internautes mais par l’inconscience d’un régime atteint du syndrome de l’abandonnique cher à la psychiatrie de Guex.

Et pour seule richesse, cette pauvre mais brave famille avait la vie de leur enfant comme seule ressource. Une ressource vitale au sens absolu et divin du terme. Une vie que les balles du régime, oui, les balles du régime ont ôtée. 
Laissons donc le procureur de la république, M MAKI, chercher dans le maquis juridique dans lequel il s’est retranché la provenance de cette balle aussi mystérieuse que celle tirée sur JFK à Dallas! Par contre, ce que nous ne pouvons laisser dire sans réagir, c’est l’immoralité autour d’une affaire qui a tous les relents de l’affaire DREYFUS. Dire que c’est la famille de SOUMEYA qui est derrière le procès de l’AURORE, c’est vouloir tuer JURIDIQUEMENT SOUMEYA.

 »Le droit, disait Sanial-Dubay, est pour le mérite et le succès pour l’intrigue ». Le parquet de Djibouti s’en est bien inspiré sans illustration aujourd’hui. On ne brille guère dans le déni. Surtout lorsque l’on se substitue à sa propre victime pour se porter partie civile a sa place. ZOLA, que tous nos magistrats officiant au Palais de Justice de Djibouti ne peuvent ignorer a écrit l’AURORE, le journal du même nom que celui que nos magistrats viennent de suspendre. Voici, en partie, son célèbre J’ACCUSE qu’il écrivit en UNE du 13 janvier 1898 à propos de l’AFFAIRE DREYFUS:

 » Mon devoir est de parler, je ne veux pas être complice. Mais quelle tache de boue sur votre nom – j’allais dire sur votre règne – que cette abominable affaire. Puisqu’ils ont osé, j’oserai aussi, moi. La vérité, je la dirai, car j’ai promis de la dire, si la justice régulièrement saisie, ne la faisait pas, pleine et entière. 
Mon devoir est de parler, je ne veux pas être complice. Mes nuits seraient hantées par le spectre de l’innocent qui expie là-bas dans la plus affreuse des tortures d’un crime qu’il n’a pas commis. Et c’est à vous, Mr le Président que je la crierai cette vérité de toute la force de ma révolte d’honnête homme. Pour votre honneur je suis convaincu que vous l’ignorez. Et a qui dénoncerai- je la tourbe malfaisante des vrais coupables, si ce n’est à vous le premier magistrat  » ?

Merci, donc de contribuer au renom de l’AURORE en l’interdisant. Dans deux mois, le numéro de retour se vendra comme de petits pains tels Charlie Hebdo qu’il faudra le rééditer. Grâce à vous et à vos donneurs d’ordre. N’ayez crainte, Kadar Abdi Ibrahim et Aden Abdou ont déjà promis de réserver un exemplaire à chacun d’entre vous, nos magistrats dont la toge ne fut jamais aussi sombre que les arrêts que vous rendez contre votre propre peuple ces derniers temps. À moins que vous ne vous contentiez de l’exemplaire du dépôt légal !


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