Soudan du Sud: l’ONU dénonce l’enrôlement d’enfants-soldats

ONUL’ONU a dénoncé vendredi le recrutement d’enfants-soldats dans le violent conflit du Soudan du Sud ainsi que de multiples atrocités et tueries massives.

Sur le plan militaire, l’armée dit avoir perdu le contact avec ses forces dans la ville pétrolière de Malakal qui pourrait avoir été prise par la rébellion.

Après Human Rights Watch la veille, l’ONU a dénoncé à son tour des tueries dans un conflit qui oppose depuis plus d’un mois l’armée fidèle au président Salva Kiir et une rébellion hétéroclite, conduite par l’ancien vice-président Riek Machar.

«Les informations qui nous parviennent font état de tueries massives, d’exécutions extra-judiciaires, de destructions à grande échelle, de pillages et de recrutement d’enfants-soldats», a déclaré aux journalistes à Juba le secrétaire général-adjoint de l’ONU aux Droits de l’homme, Ivan Simonovic.

L’Unicef, l’agence de l’ONU pour l’enfance, a ajouté dans un communiqué disposer également «d’informations crédibles sur la participation d’enfants au conflit», sans donner de précisions, notamment sur le nombre d’enfants.

«Nous avons entendu dire que de nombreux enfants-soldats étaient recrutés par ce qu’on appelle l’Armée blanche», une milice de l’ethnie nuer, celle de M. Machar, qui sévit dans l’État du Jonglei, dans l’est aux cotés des forces fidèles à l’ancien vice-président, a ajouté M. Somonovic.

M. Simonovic a jugé crucial que les coupables de violations des droits de l’homme rendent des comptes.

«Dans les prochaines semains nous révèlerons les rapports préliminaires» d’enquête, a-t-il dit. Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon avait prévenu le mois dernier que les accusations de crimes contre l’humanité feraient l’objet d’enquêtes.

Les deux camps ont été mis en cause par l’ONU et des ONG et M. Somonovic a averti que les coupables pourraient être jugés pour crimes de guerre.

«On peut maintenant considérer le conflit comme un conflit armé interne. En droit, cela signifie qu’en plus des violations des droits de l’homme et des crimes potentiels contre l’humanité on peut aussi parler de crimes de guerre», a-t-il dit.

Le responsable de l’ONU s’est rendu à Bentiu, dans l’État pétrolier de l’Unité (nord), reconquise la semaine dernière par l’armée régulière.

AFP

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